Bonsoir, bonsoir

Nous sommes dimanche et c’est un nouvel article que je suis heureuse de vous partager – Aujourd’hui, un exercice amusant quoiqu’un peu égocentrique sur quelques anecdotes sur moi !

Je suis assez curieuse de découvrir les petites choses qui caractérisent les autres, les rendent plus humains, sans doute plus proches de nous également.

 

10 THINGS ABOUT EPPA 

 

 

1. J’AI BESOIN DE DORMIR MINIMUM 8H PAR NUIT sinon j’ai une baisse d’énergie affreusement frustrante entre midi et deux et je dois m’arrêter dans mes activités ! Certes la mastocytose y ai pour quelque chose depuis ces derniers mois mais j’ai toujours été une dormeuse, une grosse marmotte qui adore plonger dans le sommeil –

2. JE M’ENDORS AVEC DE L’ASMR, des bruits de pluie ou de vieilles musiques Disney toutes douces… (shame on me) – (J’ai d’ailleurs un copain adorable qui accepte cela) 

3. JE SUIS TRES EXIGEANTE AVEC MOI MEME et donc surement un peu trop avec les autres –

4. JE VOULAIS ETRE INSTITUTRICE,  je passais des heures à m’imaginer l’être dans ma chambre avec un mini tableau et des petits carnets (et mes peluches en guise d’écoliers) –

5. JE SUIS CAPABLE DE METTRE UN REVEIL A 5H DU MATIN pour travailler sur mon blog et mes projets jusqu’à 23H sans m’arrêter à part pour faire un tour aux toilettes et grignoter quelque chose –

6. J’ADORE LES GROS THRILLERS POLICIERS qui mettent les frissons tant c’est flippant mais j’adore aussi les films à l’eau de rose sur Netflix –

7. JE SUIS EMETOPHOBE, j’en ai déjà parlé sur mon Instagram : j’ai peur de vomir en permanence ce qui est un vrai problème puisque je dois apprendre à accepter mon corps –

8. J’ADORE NETTOYER, RANGER ET TRIER: Disons que ça doit me libérer l’esprit. Je ne peux pas travailler dans un lieu mal rangé et vu que je travaille à la maison majoritairement le fait est que je range beaucoup !

9. J’AI TOUTE MON ORGANISATION DE RDV ET TACHES DANS MON TELEPHONE mais je ne peux pas m’empêcher d’écrire à la main sur mes carnets en parallèle même si c’est pour écrire la même chose –

10. AVANT J’ETAIS MAL A L’AISE QUAND ON ME DISAIT                                                  « AH MAIS T’AS UN BLOG ? » mais maintenant j’en suis fière parce que j’ai vraiment compris cette année que les personnes qui se moquent ou critiquent sont majoritairement ceux qui ne mettent pas en place les choses pour faire de leur vie ce qu’ils souhaitent vraiment. Moi, je suis loin d’avoir la vie dont je rêve, je souffre pas mal parfois mais qu’est ce que je suis fière de ce que je met en place –

 

et vous alors ? Quelques anecdotes sur votre personnalité ?

« Comment tu fais pour ne pas avoir peur de ce que vont penser les gens, moi j’aimerai me lancer mais je n’y arrive pas. J’ai peur des répercussions. » 

Un message que je reçois bien trop souvent.

Ce soir j’aimerais vous écrire quelques lignes à toi là qui n’arrives pas a prendre confiance, à toi aussi qui n’ouvres pas ton blog de maquillage parce que tu as peur que l’on se moque et puis à toi également qui penses que tu ne seras pas pris au sérieux.

Je n’ai pas confiance en moi, je ne suis pas dans une stabilité confortable et mon coeur bat très vite quand je poste un article par peur de vos retours même si cela va de mieux en mieux.

Je ne me suis jamais vraiment intéressée à la psychogénéalogie ni aux phénomènes de répétition transmis d’une génération à une autre qui a l’air pourtant passionnant, J’ignore comment les choses se transmettent.
Le fait est qu’elles traversent les familles de part en part, laissent des empreintes qui résistent au temps et au déni et parfois l’on s’empêche d’être vraiment ce que l’on est. Je n’ai pas des parents créatifs, enfin si, ils le sont, seulement ils ne se sont jamais réellement lancés dans leur passion.

Je ne parlerai pas à leur place, aucune idée si c’est pas peur ou autre mais ce que je souhaite faire passer comme message c’est que petite j’étais persuadée que l’on devait trouver un job clairement défini dans le monde du travail et ensuite si le temps était présent, je pouvais éventuellement avoir une passion à côté.

Je me suis auto persuadée à la vue d’adultes que je côtoyais que les passions c’était pour les rêves enfants. Pourtant mes parents m’ont poussé à faire de la musique mon travail mais c’est difficile d’acter quand on a aucun exemple de personne qui aurait réalisé ça à côté de nous.

Tout est une question d’auto persuasion. L’on est un pourcentage de ce que l’on a connu, à part si l’on a une liberté d’esprit impressionnante et que l’on a travaillé sur le fait de se détacher de ce que l’on a appris, de désapprendre ce que l’on sait pour s’ouvrir vraiment à l’inconnu.

Là voilà ma solution, ma réponse à vos messages.

DESAPPRENNEZ 

Désaprennez le fait que la peur est un empêchement à l’action, désaprennez le fait que le travail c’est seulement quand c’est désagréable car l’on peut travailler en étant passionné par ce que l’on fait et en vivre, désaprennez que gagner beaucoup d’argent c’est seulement pour les gros cons ou le loup de Wall street (le loup de Wall Street est-il un gros con ?),

S’il vous plait, s’il te plait toi là qui ne te lance pas, toi qui te dis que tu le feras plus tard ? Plus tard c’est quand ? T’attends que qui te donne le top départ ? Que quelque chose toque à ta porte, une sorte de petit bonhomme qui te diras « Eh mec, c’est l’heure de commencer ta passion histoire que tu sois un peu plus en accord avec toi même dans ta vie ». Non personne viendra. 

je commence à comprendre qu’il est préférable de tenir debout que couché, et d’éviter de regarder en bas. De croire en soi puisque personne ne le fera aussi mieux que vous.

OK c’est dur, OK L’écriture me met à nu, détruit une à une mes barrières de protection, défait en silence mon propre périmètre de sécurité. Mais vous savez ce que je me dis quand je reçois de beaux messages pas très agréable sans aucun ou fondement, qui ne viennent rien apporter au sujet de base ?

Que j’attend avec grande impatience leurs écris, leurs créations propres, leurs avis. Dites vous que le plus souvent les personnes malsaines sont souvent ceux qui ont moins réussi que vous, les autres sont trop occupés à grandir.

Dans la vie, il faut savoir s’élever et aller plus loin. Surpassez les doutes semés en vous, et fortifiez votre conscience.

Espérer n’apporte rien, il faut avoir de l’éthique et être sceptique, pour réussir. Apportez des vraies valeurs à vos créations, en dépassant vos limites, pour pouvoir en récolter les fruits.

J’ai eu peur, j’ai peur encore quand je poste un article mais maintenant je prend de plus en plus confiance parce que tout ça c’est moi. Je suis ce que je suis et je crois que ne pas me cacher me rend heureuse.

Et toi alors ?

Et pourquoi pas aujourd’hui ?

1. Un effet de lumière sur le rebord de mon canapé bleu turquoise en cette période d’hiver qui lui donne un aspect de neige scintillante

2. Les petites rougueurs sur mes mains quand le froid s’en empare

3. La sensation du parquet sur les pieds quand je me lève au petit matin

4. La mousse totalement blanche qui se balade dans mon bain en se cognant contre mes cuisses relevées

5. Ma musique du moment qui passe à la radio pile au moment où j’en avait le plus besoin

6. L’odeur de la lessive et du soleil sur la housse de couette qui vient de sécher

7. La fumée qui se dégage de la tasse de café juste servi

8. Mes petites mains aggripées à cette tasse de café là qui se réchauffent

9. L’odeur du bois qui brûle dans la cheminée

10. La pluie qui tombe sur le pare-brise de la voiture quand je file sur l’autoroute

Aimez-vous ce genre de mini article sur les petites beautés du banal ? Je pense en faire plusieurs dès que l’inspiration montre le bout de son nez.

J’ai une bonne et une mauvaise nouvelle ce soir.

La bonne pour commencer par une note positive et pailletée c’est que je reçois mon nouvel ordi dans la semaine donc tchao les écris sur mon téléphone sur l’application note. La mauvaise c’est que je suis malade et que ce n’est pas la première fois depuis l’arrivée du froid.

Je me suis demandée quel article je pourrais vous écrire et l’idée de vous partager mes astuces durant mes journées en PLS m’a clairement inspiré. Je ne vous donnerai pas de conseils pour ne pas tomber malade puisque même si j’en connais, je ne les applique absolument pas…

Pause 

(A ce moment précis de la lecture, je sais pertinemment Maman, que tu diras : « Oui mais c’est essentiel de mettre en place des choses pour éviter ça, justement ! »)

Vous vous rappelez de mes To do List ? On va faire ça ce soir pour lister mes astuces ! Ça m’avait manqué.

TO DO LIST SICK SICK SICK

 Créé toi un espace confort de repos. Pour ma part, je sais que je n’aime pas rester la journée au lit quand je suis malade. J’ai besoin d’aller sur mon canapé avec la lumière douce de la pièce, mes chats, coussins, plaids, couettes etc.

Netflix sera ton ami. J’ai 2, 3 séries et films fétiches pendant mes journées de maladie : Synopsis facile où tu connais déjà la fin avant de l’avoir lancé. Ce qui permet de s’endormir à tout moment sans culpabiliser d’avoir loupé un moment vraiment intriguant.

Quelques exemples de séries ? Je ferais un article sur ça. Promis.

Bois le plus possible. Oui, je sais, t’as un goût clairement dégueu dans la bouche mais il est pourtant très important de s’hydrater quand on est malade. Il y a beaucoup d’autre moyen que de boire de l’eau pour mettre en application cette astuce, Margaux (Amie de type médecine douce m’a coaché hier sur ce point)

Tisane gingembre + citron + thym + miel à boire je cite « all the day » (elle est bilingue à ses heures perdues) et effectivement ça fait énormément de bien !

Le bain ou les douches très chaudes. J’ai la chance d’avoir un bain dans lequel je me plonge avec une pointe de culpabilité pour l’environnement (je vous autorise à me lyncher sur ce point) mais les douches chaudes où tu te recroquevilles, genoux contre la poitrine et tête baissée pour que l’eau tombe pile sur ta nuque :  PARADISE

Le gros pyjama douillet. Un gros jogging large avec un tee-shirt accompagné d’un sweat tout doux sans oublier les big chaussettes !

Aère ta chambre tous les matins. Ça va permettre aux microbes collés à ton lit (miam) de trouver un autre habitat, mais dehors.

DORS. Si tu sens que tes yeux se ferment, dors. Passe ta journée à dormir si bon te semble. Ton corps en a besoin et ton mental aussi.

Dites-moi en commentaire insta, Facebook ou même ici vos astuces à vous ! 

La page blanche. Celle qui te laisse, t’abandonne, celle qui ne dégage rien, n’engage rien, ne permet rien. Un paradoxe quand elle emmène la solitude en te prenant dans ses bras.

La page blanche.
Elle se faufile dans le rythme pourtant si cadencé qu’était ta vie. Elle s’improvise maître du jeu un soir d’hiver, collée au rebord du canapé.

Elle est là, pas désagréable, pas douce non plus, elle est un peu comme Léa, « Elle est pas méchante mais putain qu’est-ce qu’elle est chiante ».
La page blanche, elle toque à la porte comme pour te permettre de prendre du recul, d’aller un peu mieux. Elle te donne du temps pour toi puis les jours passent et l’on finit par prôner son existence.
La page blanche est fourbe, elle s’installe dans ton lit et réchauffe tes membres comme si il était encore là. Elle remplace, cajole, rassure. Elle t’accorde le droit de ne pas te lever, de ne pas penser, de ne pas aimer.
Elle t’assomme de fausses vérités trop belles pour être vraies, te fait croire à des banalités. Elle laisse les minutes se dissoudre en heures durant les bains bouillants, tes yeux vaciller au rythme d’un écran allumé, l’encens se consumer jusqu’à ce que la migraine te mène vers des rêves meurtris.
La page blanche, froide comme le vin blanc sec de la veille. Il a fallu conduire au petit soir, la décadence de la pluie, les essuies glace grinçants, « La Ritournelle » de Sébastien Tellier.

Il a fallu une autre ville, d’autres lumières pourtant similaires la nuit tombées, des rires, des sonorités familières, des choses que l’on savait déjà mais qu’il fallait ré entendre, d’autres voix… D’autres voies…
Ce soir je suis rentrée chez moi. La page blanche avait fait ses bagages.

Je me qualifie comme quelqu’un de solitaire. Je crois que c’est le cas. Je crois que non.

Pensez-vous qu’il existe plusieurs sortes de solitudes ? Celles que l’on choisit et celles que l’on ne choisit pas ? Et si celles qui venaient à nous de manière un peu fourbe, sans trop prévenir étaient celles qui pourraient nous en apprendre bien plus sur nous.

Cet article tombe comme ça, sans prévenir lui non plus.

 

Il y a des personnes qui placent l’impossible dans un voyage lointain, d’autres dans la création d’un projet immense, d’aller sur Mars, quitter leur job. Pour ma part, ce qui me semble impossible, c’est d’arrêter de penser.

Cela ne vous arrive t-il pas de vous entraîner à arrêter de penser, au fond de votre lit, les pieds glacés ?  En essayant de les exterminer au plus profond de vous même pour ne plus qu’elles vous envahissent. Penser à arrêter de penser, au fond de votre lit, les pieds glacés. A quoi bon ?

Arrêter de penser à la peur elle-même d’être seul. Seul dans un lit qui est pourtant le votre. Vous le connaissez bien, sa douceur a quelques endroits, là où la couette se refroidit facilement, les recoins douillets. Et pourtant, l’inconnu est quand même là. L’inconnu face à vous, l’inconnu, vous-même.

Je me raccroche alors parfois à mes livres, ces livres à chapitres pour séparer chaque instant et ses évolutions, chaque rencontre, chute, espoir, dénouement. Dans ma vie, il n’y a pas de chapitres si explicitent, pas de titre, pas de mots en gras, pas de grands suspens. Dans ma vie, c’est à moi d’écrire mon livre et de le remplir de ce que je veux devenir.

Mais qu’est ce que j’ai envie de devenir ? 

J’ai toujours pensé et ressenti que rester seule me déstabilisait totalement et donc me détachait, m’éloignait des autres, de la vie, de ce que je pouvais peut-être vivre de plus.

Cela fait quelques jours que j’ai eu un énorme déclic. 

« Et si celles qui venaient à nous de manière un peu fourbe, sans trop prévenir étaient celles qui pourraient nous en apprendre bien plus sur nous. »

La solitude, la vraie, est venue il y a peu de temps. Un soir d’octobre, dans Bordeaux la nuit. C’est beau Bordeaux la nuit, ça scintille sans pour autant scintiller. Ce soir là, Bordeaux m’a englouti.

Une décadence entre ce que je percevais d’un rêve et de la réalité. Englouti. C’est le mot. Les jambes qui vacillent, qui tremblent, le regard qui ne sait plus où se poser, la respiration saccadée. Une marche sans orientation, la voiture garée à l’opposé. Une sensation de fin du monde. C’est exactement ça, comme si la place s’engouffrait dans la pénombre, que ses arbres se détachaient du sol pour s’exploser à terre, que les trams s’entrechoquaient entre eux. Un vacarme assourdissant dans une soirée pourtant si calme.

La solitude est un paradoxe. Une immense explosion dans un silence de plomb.

Les jours passent et on exécute les gestes, respecte les horaires et les itinéraires, on se regarde vivre, ni présent ni absent, ignorant ce qui nous échappe comme ce qui nous appartient. La pluie sur la vitre de la voiture qui dégouline, le rayon de soleil d’un soir d’octobre qui a du mal à passer à travers les nuages, un couple main dans la main, une odeur de crêpes dans une rue passante. La vie. Et puis il y a ce corps, qui cherche un sens, un commun avec les autres, un signe qui tomberait d’un coup. Une explication.

Le déclic.

Le déclic ce n’est absolument pas un immense boum qui arrive soudainement un matin ensoleillé. Le déclic arrive au bon moment, celui où vous êtes prêt. J’étais prête.

Il se dissimule dans des odeurs de café, dans un regard intense, un sourire qui a du sens, une musique, un frisson d’espoir, un livre qui nous parle. Le déclic s’invite à votre porte comme une évidence. L’évidence qu’il est temps.

Mon déclic n’a pas été de m’ouvrir au monde pour grandir face à cette solitude intérieure et cette peur d’être seule. Mon déclic a été de me battre contre cette peur de me retrouver vraiment seule face à moi même. De changer la disposition de ma chambre, mettre les objets à souvenirs dans une boite et la ranger en haut de mon armoire pour la rouvrir quand je serais prête. Me coucher plus tôt pour peindre, lire, j’ai même ressorti mon piano.

Mon déclic a été de me satisfaire de ma propre personne. De trouver des moyens de m’aimer pour apprendre plus tard à aimer réellement les autres. Je ne veux plus ressentir une onde sismique de peur de me retrouver le soir seule, une onde dissimulée. Je ne veux plus avoir des hypothèses sur tout, de penser en continu « et si, et si ». Le problème avec les hypothèses c’est qu’elles se multiplient à la vitesse d’un train pressé si on se laisse aller.

J’écris parce que je sais qu’on abrite tous un manque, une peur, une perte. Quelque chose au creux de nous qu’on finit par apprivoiser. J’écris parce qu’il est peut-être temps de grandir encore, grandir c’est toute la vie.  C’est étrange, d’ailleurs, cette sensation d’apaisement lorsque enfin émerge ce que l’on refusait de voir mais que l’on savait là, enseveli pas très loin, cette sensation de soulagement quand se confirme le pire.

Mais la vie c’est passer les épreuves qui se positionnent avec aplomb devant nous. La vie ce n’est pas survivre mais réellement vivre avec soi pour pouvoir vivre avec les autres.