Elle n’avait pas besoin de mourir pour renaitre

Elle trouve que les gens s’expriment mal sur elle, n’ont pas les mots adaptés, n’ont pas le mélange des ressentis dans leurs phrases sans sens.  Elle est une jeûne drogue puissante et peu onéreuse, l’on oublie souvent de le dire. En anesthésiant la douleur, les émotions qui brûlent les calories de son coeur, les sentiments qui s’écrasent sur son os saillant. Elle restreint ceux qu’elle aiment, c’est une addiction qui contrôle les songes, qui contrôle son poids sur son souffle acidulé. Elle ne sait plus ce qu’elle a détruit elle même, on s’habitue tant au froid du vent qui se faufile entre les rebords de la peau. Ca me rire, c’est le jeu du labyrinthe, une quête aveugle et obscure qu’elles partagent ensemble, elle a adoré être sa complice anonyme et titubante d’un crime silencieux qui résonne dans leurs yeux.

Dis, elle a tout compris, c’est bien plus dur d’être triste quand on n’est qu’une lueur qui ne se distingue plus des remparts de la ville, c’est bien plus simple de ne plus détonner quand elle croise son regard dans le miroir, ces quelques particules d’être qui se caressent les unes les autres sans faire de bruits. Ils ont dit qu’on avait besoin de mourir pour renaitre, ah oui ? Ne lui donnez pas trop de solutions faciles elle a tendance à laisser son courage tomber de sa poche déchirée très facilement.

Parlons en de ce manteau à la poche déchirée, comme une cape magique qui vole sans l’emporter. Une cape qui cache, qui recouvre ce qu’il reste à recouvrir, une cape sous laquelle s’éthérer, tituber devient une habitude. Sous laquelle l’on tient.

Trente-quatre degrés de température, sept de tension et elle court dans les rues de son corps pour bruler un maximum de ressentis. Pour l’instant elle n’est sure que d’une chose, elle voulait leur faire mal, les blesser dans leur chair qui n’existe plus chez elle, les détruire peut-être. Qu’ils ne s’en tirent pas comme ça, ces êtres un peu trop prit par leurs quotidiens étincelants. Et pourtant, elle sait qu’elle ne peut rien, que leur déverser son corps rugueux de détresse comme une insulte du poids d’un monde un peu trop lourd à son goût ne servira à rien. Elle sait que ce dégout, ils ne le sentent pas, qu’elle pourrait même dépérir sans qu’un simple accusé de réception soit envoyé. Qu’elle y laisserait sa peau.

 

 

Et dans la lueur de la nuit, pour la première fois quelqu’un venait la chercher là où les autres ne pouvaient pas, n’avaient plus la force. Cette personne, c’était elle.

Elle revient d’une dimension un peu trop sombre qu’elle ne peut raconter, aujourd’hui quelques mots sont de sorties.

 

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s