J’apprend à dire NON sans culpabiliser

Et si savoir dire non c’était apprendre à se dire oui pour soi même ? 

non « Quand je dis Non, j’ai peur que les autres ne m’aiment plus » , « Quand je dis Non, j’ai peur que mes ami(e)s me fassent la tête », « Quand je dis Non, j’ai peur de blesser ». 

La peur de dire non c’est la peur d’être rejeté(e), d’être pris(e) pour quelqu’un que l’on n’est pas. C’est un réel challenge psychologique pour beaucoup d’entre nous.

Dire non, c’est comme si je refusais d’aider, de comprendre celui à qui je refuse quelque chose. C’est là que naissent la culpabilité et le remord. Deux émotions bien trop destructrices pour que je ne vous en parle pas. Alors pourquoi pas aujourd’hui ? 

 

Je n’ai jamais eu du mal à dire non à mes parents c’était d’ailleurs un moyen de me positionner en tant qu’adolescente qui grandit. Je crois que c’est parce que je sais qu’ils m’aimeront toute ma vie, que ce n’est pas éphémère, c’était donc moins difficile de m’affirmer.

Concernant mes amitié(e)s, c’était totalement différent. J’étais persuadée d’être forcement inférieure aux autres et donc prouver quotidiennement que je pouvais être aimée, que j’avais ma place dans tel ou tel groupe. AH LES GROUPES ! Et le sentiment de devoir être comme les participants, de s’accorder, se ressembler…

Je ne savais pas dire Non. J’avais peur d’être écartée, d’être vue comme une mauvaise personne. Et c’est là que tout le piège commence.

Ma mère m’a toujours dit : « Si tu te mets en position de victime, de fille inférieure, les autres se positionneront consciemment ou inconsciemment en tant que bourreaux. »

C’est comme ça que se passe la vie. C’est MOI qui devait choisir et non me plaindre. Est-ce que j’avais envie de continuer à penser que c’était la faute des autres parce que j’étais une pauvre petite fille gentille et qu’ils étaient méchants ou alors me confronter à moi même et montrer qui j’étais vraiment pour être leur égale ?

J’ai pris du temps. Le choix se fait rapidement parce que je ne voulais pas être cette personne mais il y a des habitudes de comportements qui étaient inscrits en moi, qu’il a fallut désapprendre. J’ai du travailler sur moi même pour prendre confiance et accepter que je n’étais pas moins bien ou meilleure que les autres. J’étais moi.

Mettre la faute sur autrui c’est trop simple. Il faut apprendre à mettre son égo de côté et se remettre en question : Qu’est ce qui fait que les autres me voient ainsi ? Qu’est ce qui, en moi ou en ce que j’ai vécu, me permet de comprendre pourquoi je n’ose pas m’affirmer ? 

S’affirmer et être soi n’est pas être égoïste. Ceci est un mythe, qui ne vous rendra pas heureux si vous y croyez. Déconstruisez vos croyances et réapprenez à vivre pour vous. Il n’est pas malvenu, malsain ou malveillant de dire non.

Mais attention, il existe également dans ce monde des personnes réellement malsaines qui choisissent avec conscience les personnes qu’ils déterminent « plus faibles qu’eux » pour se donner de l’importance, pour se positionner en temps que sauveur et s’auto mentionner de « Bienveillant », « Généreux »… Ces personne là, vous pouvez les reconnaître:

Puisque le jour où vous leur direz non, où vous vous déciderez de sortir de l’emprise : ils ne vous soutiendront pas, ils essayeront de vous faire passer pour quelqu’un de faible, qui fait n’importe quoi en vous humiliant ou vous infériorisant en mettant ça sur le compte de « Mais non, je te protège ».  Ce n’est pas de l’amour, ni de l’amitié. C’est un besoin de posséder l’autre et ce n’est pas sain.

C’est également un travail à faire sur soi qui commence par s’écouter encore une fois, se poser les bonnes questions sur qui l’on veut être, qui l’on veut devenir. Mais tout commence par une prise de conscience.

On pourrait me dire : « Jeanne tu donnes ton avis mais tu es jeune (grande phrase que j’ai beaucoup entendue de la part d’adultes en manque d’arguments dans des discussions où justement je ne me laissais pas faire). »

Quand j’étais au summum de mon incapacité à dire non, quand j’étais ado et que je me positionnais souvent en victime, j’auras aimé que l’on me pousse. Que quelqu’un de mon âge ou d’un peu plus grand me dise que c’était possible avec de la volonté et que ça ne mène qu’a du bien être et de la liberté.

Vous ne serez pas rejeté par vos amis si vous leur dites non en leur expliquant pourquoi. Sinon c’est qu’il faut vous poser des questions sur vos fréquentations. Quand on aime, on accepte ce qu’est l’autre, ses faiblesses et ses forces et surtout on est heureux quand l’autre est heureux et l’on ne ressent pas de jalousie de son bonheur. J’ai eu tendance à l’oublier très longtemps, à me dire que ce n’était que des phrases dans le vent.

Mais non, le monde est peuplé de personnes différentes et variées, ne vous cantonnez pas à rester avec ceux qui ne vous correspondent pas. Ne vous gâchez pas. Depuis que j’ai fais le tri dans mes amitiés, que j’ai posé mes valeurs et mes envies sur la table, je ne me fait plus avoir par la victimisation parce que je gère ma vie, qui j’ai envie de voir ou de ne pas voir et si je veux dire non parce que je sens au fond de moi que ce n’est pas une bonne idée alors je dis non.

Je ne vais pas vous mentir, il est possible que certaines personnes se comportent de manière opposée à ce que vous vous attendiez : Soit très mal et vous devrez faire un deuil d’une relation si l’évolution n’est pas possible ou alors très bien, où vous découvrez la beauté de cette personne qu’elle avait bien caché.

C’est comme un chemin à suivre qui vous emmènera vers la liberté de penser, d’agir et d’être soi.

J’ai encore du travail, j’ai bien grandis, bien évoluée pour mon âge il me semble, mais j’ai encore pas mal de boulot et de déprogrammations à faire dans mon cerveau pour être totalement libre et heureuse. Il n’est question que de volonté et de courage.

J’espère que cet article vous aura permis de vous motiver à prendre les choses en mains. Peut être qu’une petite flamme d’envie d’évoluer aura su naître en vous.

Je suis disponible pour répondre à vos questions sur mon parcours, sur le votre. Je suis également là pour vous donner des astuces ou conseils qui ont marché sur moi pour changer.

Vous pouvez me joindre par mail : eppablog@gmail.com

Je vous embrasse et merci de m’avoir lu

Jeanne

 

 

BE Yourself

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